Plateau-repas pour ruminants

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

 

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Des moutons vont paître sur le plateau de Cita pour redonner vie aux pelouses sèches du site, abandonnées depuis 30 ans.

Les bestioles risquent d’intriguer les nombreux randonneurs qui empruntent les chemins communaux du plateau de Cita, à Echenoz-la-Méline. Mais ce n’est pas pour le plaisir des promeneurs que 40 moutons ont été installés sur le site. L’objectif est d’abord écologique, et s’inscrit dans le cadre d’un contrat Natura 2000, signé fin 2012 entre la commune d’Echenoz, l’Europe, et l’Etat. Il s’agit de rétablir les pelouses sèches du plateau de Cita.

A l’origine du projet : la municipalité d’Echenoz, menée par le premier édile Yves Martin, et l’association du Conservatoire des espaces naturels (CEN) de Franche-Comté, dont les membres ont été les premiers à déceler le potentiel à Echenoz, il y a deux ans et demi.

« Les pelouses sèches sont installées sur des sols relativement peu épais, très caillouteux, qui ne retiennent pas l’eau », détaille Bertrand Cotte, chargé d’étude au CEN. « Elles sont bien exposées, et bénéficient d’un microclimat chaud, ce qui fait leur richesse, aussi bien pour la flore que la faune. On y trouve des espèces parfois rares, voire menacées. »

14 ha rendus à l’agriculture

A Echenoz, cela fait une trentaine d’années que les pelouses n’ont pas été pâturées, et la végétation reprenait petit à petit ses droits. Il faudra un peu de temps, avant de voir s’épanouir l’engoulevent d’Europe (un oiseau qui niche au sol), le lézard vert occidental ou le criquet jacasseur. La remise en pâture va y contribuer, et ce grâce aux subventions reçues de l’Etat et de l’Europe, via le contrat Natura 2000.

Dotée d’une enveloppe d’un peu plus de 64.000€, la commune a pu réaliser le parc à moutons, sur une surface de 14,3 ha, y installer un système de récupération d’eau pour abreuver les bestioles, et une clôture électrique.

Les moutons sont la propriété de l’exploitation du lycée agricole de Vesoul. L’établissement a été chargé par la commune d’entretenir le site. « Cela va nous permettre de libérer nos prés à Port-sur-Saône et d’y développer d’autres productions », indique, ravi, le directeur de l’établissement, Franck Constantin. « Donc, de contribuer à l’équilibre de notre exploitation et nous aider à maintenir la filière ovine. »

Yves Martin, maire d’Echenoz, se réjouit de « rendre 14 ha à l’exploitation agricole ». « L’urbanité n’est pas en opposition avec la ruralité », a-t-il déclaré, lors de l’inauguration du parc. « J’espère que cette opération sera un exemple, et qu’à terme, le parc accueillera aussi des élèves de toute l’agglo, pour des projets d’écoles. »

Laurie MARSOT

Est Républicain

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