Canicule : une semaine éprouvante pour les écoles

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Christelle Écrement, animatrice auprès des personnes âgées, assure le suivi des habitants les plus vul­nérables. Près de 90 personnes sont ainsi considérées comme fragiles.

Christelle Écrement, animatrice auprès des personnes âgées, assure le suivi des habitants les plus vul­nérables. Près de 90 personnes sont ainsi considérées comme fragiles.

C'est une semaine tout à fait particulière qu'ont vécue les Mélinois récemment, mar­quée par des températures caniculaires at­teignant des niveaux jamais observés. Une situation éprouvante pour l'ensemble de la population, qui a particulièrement affecté les personnes les plus vulnérables, notam­ment les enfants et les personnes âgées. Face à cet épisode de chaleur intense, les questions liées à la santé, à la sécurité et aux conditions d'accueil dans les établissements scolaires se sont rapidement imposées au cœur des préoccupations. Quelles mesures ont été mises en œuvre pour protéger les enfants et assurer la continuité des ser­vices? 
Rencontre avec le maire, Serge Vieille, afin de mieux comprendre les dispositions prises par la municipalité au cours de cette semaine exceptionnelle. 

La Presse de Vesoul : Nous avons connu une canicule sans précédent alors que nous ne sommes qu'au début de l'été. Comment la commune a-t-elle fait face à cette situation dons les écoles ? 
Serge Vieille : « Nous avons dû faire face à cette situation avec réactivité et pragma­tisme. Il a d'abord fallu gérer l'urgence, mais nous n'avons pas perdu de temps. Lundi matin, dès l'annonce du plan cani­cule, j'ai contacté la directrice de l'école de Pont, »l'école la plus exposée et la plus sensible« , afin de faire le point avec elle et de lui signaler que nous allions mettre en œuvre tous les moyens en notre possession pour gérer au mieux cette canicule. Claude Jacques, premier adjoint, et Mario Jéronimo, l'adjoint à l'éducation, se sont rendus dans les trois groupes scolaires afin de constater les températures relevées dans les locaux. Claude Jacques y est retourné le jeudi 25 juin afin d'évaluer l'évolution de la situation. De mon côté, j'ai immédiatement recherché le matériel nécessaire pour appliquer les premières mesures d'urgence. » 
L. P. : Quelles ont été ces premières me­sures ?
S. V. : « La municipalité a procédé à l'ac­quisition d'une douzaine de ventilateurs, afin d'équiper chaque salle de classe, ainsi que d'un ventilateur-brumisateur par école. Dans les ·établissements les plus exposés, notamment ceux dépourvus de volets, des couvertures de survie ont été installées aux fenêtres afin de réfléchir les rayons du soleil et de limiter la montée des températures à l'intérieur des bâtiments. Concernant l'école de Pont, la famille Liégeon, qui gère la salle Saint-Martin par l'intermédiaire de l'asso­ciation éponyme, a généreusement mis à disposition cette salle climatisée pour la journée du vendredi. Les enfants ont ain­si pu y être accueillis dans des conditions plus confortables tout au long de la journée. Par ailleurs, les élèves de l'école de Longe­ville ont été transportés en véhicule pour se rendre à la restauration scolaire, alors que ce trajet s'effectuait habituellement à pied. » 
L. P. : Si une telle situation venait à se re­produire, que faudrait-il faire? Pourquoi ne pas fermer les écoles, comme cela a été décidé dans certaines communes ?
S. V. : « La fermeture des écoles me semble être une fausse solution. Elle revient, en quelque sorte, à demander aux familles de se débrouiller seules, alors même que certains parents ne disposent d'aucune so­lution de garde et que certains logements sont parfois plus chauds que les établisse­ments scolaires. En revanche, lorsque les conditions d'accueil sont meilleures à domicile. L'Éducation nationale a indiqué qu'elle ferait preuve de tolérance concernant les absences. Il faut également faire appel à la solidarité entre voisins, entre amis et au sein des familles. Des parents d'élèves ont, par exemple, prêté des climatiseurs à l'école du village ; une initiative que je tiens à saluer. Le bon sens demeure également essentiel : il convient d'aérer les locaux tôt le matin, puis de fermer portes, fenêtres et volets dès que les températures extérieures augmen­tent. » 
L. P. : Et qu'en est-il des aînés de la commune ?
S. V.:« Christelle Écrement, animatrice au­près des personnes âgées depuis 2019, veille sur plus de 330 habitants de plus de 75 ans, dont près de 90 sont considérés comme fra­giles. Elle les contacte régulièrement afin de leur rappeler les recommandations sani­taires et se rend à leur domicile lorsque cela s'avère nécessaire. Là encore, la solidarité doit primer, qu'elle s'exerce entre voisins ou au sein des familles. Chacun doit prendre sa part dans l'accompagnement des plus vulnérables. Enfin, pour les services tech­niques municipaux, les horaires de travail ont été aménagés : les agents interviennent désormais de 6 h à 13 h afin de limiter leur exposition aux fortes chaleurs. » 

La Presse de Vesoul 02/07/26

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