Frelons asiatiques : "Installez des pièces !"

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Grâce à son piège sélectif Beevital, suspendu à un pommier, l'apiculteur capture principalement des frelons, et en cette période, des reines fondatrices.

Grâce à son piège sélectif Beevital, suspendu à un pommier, l'apiculteur capture principalement des frelons, et en cette période, des reines fondatrices.

Alors qu'il n'avait constaté au­cune présence de frelon asia­tique en août 2023 dans son verger de Solborde, Gilles Chol­ley a vu la situation basculer radicalement. Un premier spé­cimen capturé en septembre 2023 a marqué le début d'une invasion dévastatrice. En 2024, l'apiculteur a perdu la moitié de ses ruches sous la pression de ce prédateur invasif, également nommé frelon à pattes jaunes. Adhérent à l'Union apicole de Haute-Saône, il a dû se former et s'équiper pour protéger ses co­lonies. Actuellement, ses pièges sélectifs capturent chaque jour huit à neuf reines fondatrices. Il utilise un mélange composé d'un tiers de vin blanc, un tiers de bière et un tiers de sirop pour les attirer. Selon lui, le piégeage est crucial en avril et en mai, période où seules les reines cir­culent. Neutraliser une reine à cette période empêche la création d'un futur nid. L'intérêt du piégeage diminue ensuite durant l'été, avant de redevenir utile à l'automne. . Pour contrer les attaques di­rectes, Gilles Cholley a égale­ment réduit la taille des entrées de ses ruches. Le frelon étant plus volumineux que l'abeille, il ne peut plus pénétrer à l'in­térieur pour massacrer les ou­vrières et prélever leurs proté­ines. Grâce à cette adaptation technique, les colonies restantes sont désormais en sécurité à l'abri des parois. 
Face à cet enjeu qui dépasse son simple verger, la municipalité a réagi en signant une conven­tion avec l'entreprise locale Stop Guêpes 70. Les habitants peuvent bénéficier de tarifs pré­férentiels pour la destruction des nids sur leurs propriétés privées, une intervention désormais obli­gatoire par arrêté préfectoral. L'apiculteur insiste sur la néces­sité d'une mobilisation collective et d'un soutien des collectivités pour limiter la prolifération de l'insecte. Parallèlement à cette menace, il observe les effets du dérèglement climatique sur sa production de miel. Si le miel de printemps ou de tilleul résiste, la variété toutes fleurs décline face à la sécheresse croissante des étés francs-comtois. 

Pour la récupération d'essaims d'abeilles dans des lieux acces­sibles, contacter Gilles Cholley au 03 84 76 11 89. 

La Presse de Vesoul 23/04/26

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