La reproduction des chauves­ souris est-elle menacée ?

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Catherine Dionisio est la conservatrice du réseau  des RNR « Cavités à chiroptères de Franche-Comté, auquel appartient la grotte de la Baume, située à Échenoz-la-Méline.

Catherine Dionisio est la conservatrice du réseau des RNR « Cavités à chiroptères de Franche-Comté, auquel appartient la grotte de la Baume, située à Échenoz-la-Méline.

Depuis février 2025, la CPEPESC de Franche-Comté (Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l'environnement, du sous-sol et des chiroptères), qui gère le réseau des sept Réserves naturelles régionales « Cavités à chiroptères » réparties entre le Doubs, le Jura et la Haute-­Saône, déploie la démarche Natur'Adapt pour intégrer concrètement le changement climatique dans la gestion de ces espaces protégés. 
Cette démarche consiste à mieux comprendre l'évolu­tion du climat sur les réserves, comme celle de la grotte de la Baume située sur le territoire communal mélinois, à évaluer la vulnérabilité des milieux et des espèces, puis à adapter les pratiques de gestion. 
Selon la conservatrice, les pro­jections montrent qu'à l'horizon 2055, la température moyenne pourrait augmenter de 2° C sur les réserves, et dépasser 4° C d'ici la fin du siècle si les émis­sions de gaz à effet de serre ne diminuent pas. Si les précipita­tions restent difficiles à prévoir précisément, une modification du régime des pluies est antici­pée, avec davantage d'épisodes extrêmes et donc un risque ac­cru d'inondations . 
À l'inverse, des étés très chauds et secs pourraient augmenter le risque d'incendie, dans un territoire jusqu'ici relativement épargné. 
D'après les premières études, les milieux naturels sont déjà affec­tés : dépérissement de certaines essences d'arbres, décalage des floraisons, apparition plus pré­coce de tiques, de moustiques ou d'ambroisie, etc. 
Les cavités souterraines, cœur des réserves « Cavités à chirop­tères », pourraient également se réchauffer et s'assécher, mettant en danger les chauves-souris qui y trouvent refuge. D'ici 2100, les vagues de froid pourraient se ra­réfier et le nombre de jours de gel diminuer fortement, pertur­bant les cycles d'hibernation, de reproduction et de chasse de ces espèces. 
Au-delà des milieux naturels, c'est l'ensemble du territoire qui est concerné. 
La CPEPESC travaille actuel­lement à formaliser des pistes d'adaptation pour préserver ces réserves sur le long terme et invite le public à contribuer en partageant ses idées et observa­tions à l'adresse suivante : rnr@ cpepesc.org 

La Presse de Vesoul 04/12/25

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