Douze années à faire grandir des générations de gymnastes

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Les déplacements aux quatre coins de la France avec les gymnastes et les autres entraîneures resteront le plus beau souvenir d'Emmanuelle Aubry, qui a toujours pla­cé le bien-être des jeunes sportives avant la recherche des résultats.

Les déplacements aux quatre coins de la France avec les gymnastes et les autres entraîneures resteront le plus beau souvenir d'Emmanuelle Aubry, qui a toujours pla­cé le bien-être des jeunes sportives avant la recherche des résultats.

Comme souvent dans le monde associatif, c'est par l'intermé­diaire de sa fille qu'Emmanuelle Aubry a découvert l'univers de la gymnastique. En 2013, sa fille Lili-Jeanne, alors âgée de cinq ans, s'inscrit à La Légère Mélinoise. « Venant de Fonte­nois-lès-Montbozon, j'atten­dais la fin des entraînements sur place. J'en profitais pour donner un coup de main, faire un peu de ménage, puis, pro­gressivement, remplacer lors de certaines absences avant de seconder l'entraîneur départe­mental. C'est ensuite que Nelly m'a proposé de devenir entraî­neuse », se souvient-elle. 
Le sport a toujours occupé une place importante dans sa vie. Durant sa jeunesse, elle pratique notamment la danse à Mul­house, où elle réside un temps. Fille d'une mère enseignante et d'un père cadre chez Peugeot chargé de développer l'entre­prise à l'étranger, elle connaît une enfance itinérante, rythmée par les expatriations familiales. Elle vit notamment au Nige­ria, puis à Canton, en Chine, entre 1985 et 1989. Curieuse et passionnée, elle s'essaie égale­ment à la planche à voile, au surf, au patin à glace, au tennis ou encore à la natation. Autant d'expériences sportives qui lui permettront d'aborder sereine­ment son engagement d'entraî­neuse. 
Cette mission s'inscrit d'ailleurs naturellement dans son par­cours professionnel. Formatrice au CFA agricole de Vesoul en comptabilité, gestion et économie financière, titulaire du BA­FA, elle est depuis longtemps habituée à accompagner les jeunes. 

Soucieuse du bien-être des gymnastes 

« En 2017, j'ai suivi une forma­tion spécifique à la gymnastique que j'ai obtenue avec succès. J'ai ensuite participé à de nombreux stages auprès de l'entraîneuse ré­gionale Aliona Vasilievna Conea. J'ai entraîné en Team Gym et en gymnastique acrobatique avant de me consacrer exclusivement à cette dernière discipline. Tout au long de son engage­ment, Emmanuelle Aubry s'est attachée à placer l'épanouissement des gymnastes au cœur de son action. Pour elle, le plaisir de pratiquer a toujours précédé la recherche de la performance. « Je souhaitais que chacune trouve sa place au sein du groupe. Il est essentiel 'de prendre en compte l'avis des gymnastes et leur bien-être. C'est ainsi que l'on obtient ensuite la rigueur, l'engagement et le dé­passement de soi au service du collectif. »
Parmi ses plus beaux souvenirs, au-delà des résultats obtenus par sa fille, notamment une re­marquable sixième place en duo lors des championnats de France de gymnastique acrobatique à Mulhouse en 2025, ce sont avant tout, les moments de convivialité qui demeurent. 
« Je retiendrai surtout les dé­placements aux quatre coins de la France avec les gymnastes et les autres entraîneuses, Valérie, Myriam et Nelly. Nous avons toujours partagé une ambiance familiale et bienveillante. C'est la véritable force du club. » 
Un engagement exigeant, qui re­présentait jusqu'à sept heures de bénévolat chaque semaine entre les entraînements et les stages. Aujourd'hui, Emmanuelle Au­bry a choisi de passer le relais. Sa fille Lili-Jeanne s'apprête à débuter des études de sciences naturelles à Besançon, tandis qu'elle-même est engagée dans une reconversion profession­nelle. Elle consacre également une partie de son temps à une autre cause qui lui tient à cœur : depuis octobre 2025, elle est fa­mille d'accueil pour la Société Protectrice des Animaux (SPA). « J'ai toujours vécu en­tourée d'animaux . C'était une suite logique». Fidèle à ses valeurs ; elle continue ainsi de mettre son énergie au service des autres. Ancienne élue municipale, elle est au­jourd'hui investie au sein du co­mité des fêtes et s'est également illustrée par son engagement dans la création de la Biocoop de Vesoul, à travers l'association Bio-saône. 
Pour elle, les excellents résultats obtenus cette saison par La Lé­gère Mélinoise, tant au niveau régional que national, sont avant tout le fruit de l'investissement des bénévoles. 
« La spécialisation du club dans quelques disciplines, le Team Gym, la gymnastique acro­batique et l'aérobie, constitue un véritable atout. Le fait de pouvoir s'entraîner au gymnase de Vesoul sur un praticable aux dimensions réglementaires est également précieux. Enfin, les stages interclubs ont permis d'élever le niveau des gymnastes tout en renforçant la cohésion entre les clubs de la région. » Autant d'atouts qui démontrent que, derrière les performances sportives, la véritable richesse des petits clubs réside avant tout dans l'engagement de leurs bé­névoles. 

La Presse de Vesoul 16/08/26

Publié dans Actualités

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