« Tricoter son pull en laine, une slow fashion qui attire les jeunes », constate cette vendeuse de Vésulaine
Le tricot ou le crochet font de plus en plus d’adeptes. À Échenoz-la-Méline, Delphine Maspla (à d.), gérante de la boutique Vésulaine, vend des produits et propose des cours. Marie-Hélène est venue tricoter une écharpe en laine. Photo Édouard Choulet
Une maille envers. Une maille endroit. Assise sur une chaise au milieu d’un univers coloré par des centaines de pelotes de laine, Marie-Hélène s’essaie à la confection d’une écharpe.
La boutique Vésulaine, installée depuis deux ans au 148, avenue Pasteur à Échenoz-la-Méline, propose des ateliers tricots et la vente de produits dédiés. Et ça fonctionne plutôt bien notamment chez les dames. « Et aussi chez les hommes, corrige Delphine Maspla, gérante de cette boutique spécialisée. C’est un loisir qui rappelle des souvenirs d’enfance comme l’image d’une maman ou d’une grand-mère qui tricotait. Beaucoup de personnes souhaitent s’y remettre car il existe un côté art-thérapie. »
Environ 50 heures pour créer son pull
Tricoter ou faire du crochet, ce n’est pas ou plus ringard. Au contraire. « Terminé les pulls qui grattent », dit la spécialiste. La laine, de qualité, offre une douceur et les nouvelles techniques ont modernisé la création d’un pull. L’influence des réseaux sociaux et la tendance grandissante du fait maison expliquent en partie ce retour en grâce d’une activité qui nécessite de la patience. Car il faut compter 50 heures - si vous êtes à l’aise - pour créer votre pull.
Le tricot a changé par rapport à celui de l’époque. Aujourd’hui, on ne fait plus d’un côté les manches et de l’autre le buste pour assembler le tout avec une couture. Avec l’aiguille circulaire, « on confectionne un pull qui ressemble à du prêt-à-porter », partage la professionnelle qui délivre des conseils à des clientes. Selon la qualité de la laine, sa taille, il faut compter entre 50 et 100 euros pour confectionner un pull « que vous garderez longtemps », complète Marie-Hélène qui entame son écharpe.
« Tricoter son pull en laine, une slow fashion qui attire les jeunes », conclut la commerçante. L’aiguille à tricoter fait du bien à la peau et à la tête.
Est Républicain 05/12/25
/image%2F1464281%2F20251208%2Fob_199789_le-tricot-ou-le-crochet-font-de-plus-e.jpg)