« J'aime mon travail, il m'a beaucoup apporté »
La rentrée scolaire s'est déroulée sans accroc lundi dernier, que ce soit à l'école de Pont, à la Flandrière ou à Longeville. Mais derrière ce bon fonctionnement, on oublie souvent celles et ceux qui œuvrent discrètement : services techniques et agents de propreté, essentiels au confort des élèves comme des enseignants. Parnù eux, Mathilde Payen. Recrutée en février 2021, la Mélinoise de 27 ans a été titularisée en mai denùer.
Cette rentrée est donc sa première comme agent titulaire. Elle assure l'entretien de l'école de Longeville, de la micro-crèche, de la mairie, du local de la place d'Armes, du foyer d'animation et des salles de la Maison des associations. Après un bac littéraire en 2016 au· lycée des Haberges, Mathilde s'inscrit en droit à Besançon avant de se réorienter : « Je n'étais pas à ma place », dit-elle. Elle enchaîne un CQP, un poste au supermarché Cora puis une période de chômage. Son premier contact avec la mairie se fait via la Mission locale : « Une vraie chance pour moi qui n'avais pas le permis, je viens de réussir le code et je » passe la Après conduite en plusieurs septembre. CDD, son implication est remarquée et lui vaut sa titularisation. Un travail qu'elle apprécie : "Je vois le résultat immédiatement après mon passage". Introvertie, au style marqué - tatouages, piercings, habits noirs et passion pour la musique metal - elle estime que ce poste l'a aidée à s'ouvrir : « Je discute désormais avec les enseignants et le personnel de mairie. Même si je casse un peu les codes, je » ressens beaucoup de tolérance. Employée à 25 h par semaine, Mathilde espère un temps plein. Hors travail, elle se passionne pour la couture, les jeux vidéo et bien sûr le metal entre Slipknot et Metallica, avec un premier festival près de Lyon cet été. La municipalité a aussi renforcé ses effectifs : Laëtitia Comfland, agent d'entretien et de restauration scolaire, a été titularisée, tandis que Nicolas Berthet a après rejoint le les départ services en retraite techniques de Régis Petitjean.
La Presse de Vesoul 04/09/25