Saint Vincent revient dans une vieille famille de vignerons

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Saint-Vincent, statuette en bois de quelque 40 cm, entre solennellement dans l’église Saint-Martin-de-Tours. Photo Patrick Bar

Saint-Vincent, statuette en bois de quelque 40 cm, entre solennellement dans l’église Saint-Martin-de-Tours. Photo Patrick Bar

À gauche, Marine Petit-Rodrigo et son époux Juan, ont transmis la statuette à Bénédicte Paszko Ploy, petite cousine du président Philippe Ploy.   Photo Patrick Bar

À gauche, Marine Petit-Rodrigo et son époux Juan, ont transmis la statuette à Bénédicte Paszko Ploy, petite cousine du président Philippe Ploy. Photo Patrick Bar

Laurent Jarand a béni le cep de vigne qui trône sur la place Saint-Vincent, derrière l’église, qui donne toujours.   Photo Patrick Bar

Laurent Jarand a béni le cep de vigne qui trône sur la place Saint-Vincent, derrière l’église, qui donne toujours. Photo Patrick Bar

Ce saint Vincent-là n’avait que peu voyagé. Mais en 2025, il a vécu une grande année, qui a débuté pour lui dans un appartement parisien. Il a même été promené dans les rues de Montmartre, durant la fête de vendanges, du 8 au 12 octobre , acclamé par des Mélinois de la confrérie Saint-Vincent, des locaux présents dans la capitale et des membres d’autres confréries de France ! « On est un peu ému de devoir le rendre, on le saluait en allant se coucher ou le matin en partant au travail », sourit Marine Petit-Rodrigo. La jeune femme est une des petites-filles de Guy Petit, d’Échenoz-la-Méline, décédé en 2024 , « à quelques jours de la Saint-Vincent. C’était un homme humble, impliqué dans la vie de la commune. Il était triste que les générations suivantes ne reprennent pas la tradition ».

Pour honorer sa mémoire, elle a accepté d’accueillir, avec son époux Juan, la statuette durant un an, convaincue que ce « dépôt » transmet aussi des valeurs.

Philippe Ploy, président de la confrérie Saint-Vincent

Ce dimanche, elles ont été transmises à Bénédicte Paszko Ploy, issue d’une vieille famille d’Echenoz. Elle est la petite-cousine de Philippe Ploy, président de la confrérie Saint-Vincent depuis 2022.

« C’était pas de la piquette »

« Au nom de Noé, patron de la terre et de la vigne, je te confie saint Vincent pour l’année à venir », a-t-il dit à la nouvelle accueillante de la statuette, qui devait retrouver sa châsse confectionnée par un ancien président à l’issue de la cérémonie religieuse et les agapes du jour, avec 56 participants.

« Il revient dans la famille, plaisante Bénédicte Paszko Ploy, consœur depuis trois ans. Je vais le bichonner, en prendre soin, c’est un honneur ».

Après Jussey et Champlitte , la Saint-Vincent à Échenoz-la-Méline atteste de la présence des vignes dans la commune jusqu’à il y a un peu plus de deux décennies. La confrérie a été lancée en 1 851 « avec 33 confrères », rappelle Philippe Ploy, qui a eu des aïeux vignerons, « jusqu’à mon père, qui a fini avec 50 ares. C’était pas de la piquette, les anciens savaient vinifier ». D’ailleurs, quelques kilos de raisins sont toujours vendangés au parc de la Paule en septembre.

La tradition se bonifie

La tradition vinique est donc toujours de mise, même si la soixantaine de membres de la confrérie peine à attirer les jeunes. Les enfants, eux, n’ont rien raté des confiseries lancées dans la cour de la maison des religieuses. Comme le vin, la tradition se bonifie avec le temps : « Quand j’étais petit, on recevait des noix », souriait le père Laurent Jarand, originaire d’Echenoz, et lui aussi confrère.

Un peu plus tôt, durant la messe, aux côtés du vicaire général Christophe Bazin, il avait invité à « honorer la tradition, mais en acceptant aussi qu’elle se modifie avec le temps ». Saint-Vincent, lui, sera toujours là. Inexorablement.

Est Républicain 02/02/26

 

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