La bourse aux greffons revient
« Pour qu’une greffe prenne, il faut que les écorces soient bien bord à bord. » Voici l’un des précieux conseils que les jardiniers amateurs pourront recevoir lors de la bourse aux greffons organisée dimanche 15 février par l’amicale Mélinoise du Pisse Menu.
Chaque année, à Échenoz-la-Méline, revient le même rendez-vous : plus d’une centaine de jardiniers amateurs viennent apprendre à greffer avant l’arrivée du printemps.
Pour les aider les bénévoles, comme Alain et Yves distillent sans modération leurs recommandations. « Pour avoir la variété que l’on veut, la seule solution c’est la greffe », assurent-ils. Le greffon, c’est une jeune pousse de l’arbre. Avant de le couper, il faut veiller à lui laisser trois bourgeons pour lui permettre de se développer. Il faut ensuite le souder au porte-greffe, c’est-à-dire la branche d’une autre variété du même fruit. Pour que la greffe prenne bien, on l’enroule ensuite de mastic, une sorte de pâte en plastique.
« C’est juste pour éviter que l’air oxyde les parties qu’on vient de souder, et éviter aussi que le greffon ne se déshydrate », explique Alain. La patience est ensuite de rigueur, par exemple pour un pommier, il faut attendre entre trois et dix ans pour avoir des fruits.
Dimanche 15 février, sous le préau de la Place d’Armes environ 150 variétés de fruitiers y seront présentées, certaines rares (Marquise de Scey, Pierre Catin, Emprunt, Nantillet, Trepy) d’autres plus drôles (Gueule de mouton, tête de femme, cul pointu de Montbozon…). Des porte-greffes de pommiers ainsi que du mastic et des liens pour le greffage seront disponibles.
Dimanche 15 février, de 9 h à 11 h. Entrée libre.
Est Républicain 31/01/26
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