La 175e Saint-Vincent se prépare

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Bruno liégeon et Philippe Ploy présentent l'ouvrage retraçant l'histoire de la confrérie, devant le panneau recensant l'ensemble des dépositaires de la statuette depuis 1945.

Bruno liégeon et Philippe Ploy présentent l'ouvrage retraçant l'histoire de la confrérie, devant le panneau recensant l'ensemble des dépositaires de la statuette depuis 1945.

Bénédicte Paszko Ploy, Vésulienne et membre de la confrérie depuis deux ans, considère la fête de la Saint-Vincent comme un élément essentiel de l'identité d'Échenoz-la-Méline.

Bénédicte Paszko Ploy, Vésulienne et membre de la confrérie depuis deux ans, considère la fête de la Saint-Vincent comme un élément essentiel de l'identité d'Échenoz-la-Méline.

Si la Saint-Vincent, patron des vignerons, est traditionnelle­ment célébrée le 22 janvier, les communes ont depuis long­temps adapté le calendrier pour des raisons d'organisa­tion, privilégiant le dimanche. Les dates sont volontairement échelonnées afin de permettre aux Haut-Saônois de participer aux différentes festivités. Après Jussey, qui a célébré la Saint­-Vincent le 18 janvier dernier, puis Champlitte ce samedi, Échenoz-la-Méline s'apprête à honorer à son tour le saint patron des vignerons le dimanche 1er février. 
Cette année revêt une im­portance particulière pour la commune, qui célèbre les 175 ans de sa confrérie de la Saint­-Vincent. Fondée en 1851 par 33 vignerons, cette confrérie était à l'origine un groupement de laïcs chrétiens destiné à favori­ser l'entraide fraternelle au sein d'un même corps de métier. « C'était avant tout une entraide humaine : lorsqu'un vigneron tombait malade, les autres s'en­gageaient à tailler sa vigne ou à l'aider pendant les vendanges », rappelle Philippe Ploy, président de la confrérie. 
Devenue association loi 1901 en 2000, la confrérie s'est ou­verte à de nouveaux membres et a accueilli les épouses, de­venues consœurs. Elle compte aujourd'hui 62 membres. L'his­toire de la confrérie est minu­tieusement consignée dans un ouvrage conservé par son président, véritable et unique archive de l'association. On y retrouve la liste des membres depuis l'origine, les noms des dépositaires successifs de la statuette, datant de 1853, ainsi que des messages manuscrits de maires, de curés et les temps forts de la vie de la confrérie. 
« On constate que la confrérie n'a jamais cessé d'exister, même si le nombre de membres a fortement diminué durant les deux guerres mondiales. Elle a ensuite connu un nouvel es­sor, notamment en 1945, sous l'impulsion de son président de l'époque, Marcel Pescheur, menuisier-ébéniste et chef des pompiers d'Échenoz », souligne Bruno Liégeon, qui a pu consulter l'ouvrage. Ce dernier sera intronisé le 1er février en com­pagnie de son épouse Catherine Liégeon, ainsi que Simon-Pierre Ploy, Anne Ploy, Michel Belin et Véronique Thomas-Pereu, lors du repas qui se tiendra à la salle paroissiale Saint-Martin. Jean-François Othenin, déjà membre de la confrérie méli­noise, sera quant à lui intronisé à la confrérie de Champlitte. La messe de la Saint-Vincent sera célébrée à 10h30 en l'église Saint-Martin-de-Tours par le père Laurent Jarand. Les fi­dèles pourront découvrir, dans la partie droite du transept, le panneau restauré l'an passé par Jean-Claude Benhamou pour la partie documentaire et Bruno Liégeon pour la restauration en ébénisterie. Magnifique­ment restauré, cet objet recense l'ensemble des membres de la confrérie, ainsi que les dépo­sitaires de la statuette depuis 1945. 
Le nom de Bénédicte Paszko Ploy viendra prochainement s'ajouter à cette liste. La Vésu­lienne deviendra pour un an la nouvelle dépositaire de la sta­tuette, après qu'elle ait séjourné à Paris, du côté de Montmartre, ancien territoire viticole de la capitale, chez Marine Petit-Rodri­go et son époux Juan. En octobre dernier, plusieurs membres de la confrérie mélinoise s'étaient rendus à Paris pour participer à la fête des vendanges de Mont­martre. « Une très belle expérience que j'espère renouveler», confie Philippe Ploy, petit-cou­sin de la nouvelle dépositaire. Pour Bénédicte Paszko Ploy, cette tradition fait pleinement partie de l'identité locale. « Ce sont des traditions qu'il ne faut pas oublier. Elles rappellent qu'Échenoz-la-Méline était une commune très viticole. Mon arrière-grand-père, Louis Ploy, y possédait des vignes. Cela ne se voit plus aujourd'hui, mais cette fête en est la mémoire vi­vante. », rappelle-t-elle. Un en­gagement et une responsabilité qui débuteront dès le 1er février. Comme le veut la tradition, c'est à la nouvelle dépositaire qu'il reviendra d'offrir l'apéritif à la mairie après les célébrations à l'église, et le traditionnel lancer de bonbons à la maison des sœurs. 
La célébration de la Saint­-Vincent à Échenoz-la-Méline aura lieu le dimanche 1er février, avec une messe à 10h30 en l'église Saint-Martin­-de-Tours. 

La Presse de Vesoul 22/01/26

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article