Catherine et Bruno Liégeon, toujours présents pour faire vivre l'église Saint-Martin

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Les fidèles ont de nouveau pu admirer la crèche lors de la messe, célébrée le dimanche 4 janvier, à l'occasion de la fête de l'épiphanie

Les fidèles ont de nouveau pu admirer la crèche lors de la messe, célébrée le dimanche 4 janvier, à l'occasion de la fête de l'épiphanie

Maintenir au moins une messe par mois, garder l'église ouverte toute la journée, sept jours sur sept, permettre aux fidèles de se recueillir et aux visiteurs de découvrir ce lieu à la fois religieux et patrimonial, étroitement lié à l'histoire de la commune, l'église Saint-Martin abrite notamment la statue de la Vierge à l'Enfant de Notre-Dame de Solborde, veiller à sa décoration florale, y célébrer la fête de la Saint-­Vincent sans oublier les autres célébrations ... 
Si tout cela est possible à Éche­noz-la-Méline, c'est aussi grâce à l'engagement constant de Ca­therine et Bruno Liégeon. Discrets, ils ne se mettent ja­mais en avant. « Nous faisons cela parce que nous le voulons bien. C'est du bénévolat, ce n'est pas une charge », confient-ils simplement. Leur message est clair : « Si les églises en ville se portent bien et sont très fré­quentées, il ne faut pas oublier, avec la grande paroisse qu'est désormais Notre-Dame de la Motte de Vesoul, la vie des pe­tites églises en milieu rural. Il faut les faire vivre, et cela passe par l'ouverture des lieux, la célébration d'offices et même la restauration. » 
Chaque année, la réalisation d'une très belle crèche de Noël, accompagnée de la couronne de l'Avent, participe pleinement à cette dynamique. 
Une bonne journée de travail aura été nécessaire pour instal­ler la crèche. 
Heureusement, les habitants, très attachés à leur église ( « il suffit de regarder le nombre conséquent d'intentions de messe»), participent eux aussi, d'une manière ou d'une autre. A l'image du don de sapins par M. Pahin, ou encore du fleuris­sement régulier de l'édifice. "Régulièrement, des habitants apportent des fleurs et les dé­posent sur les marches de l'autel. Nous les plaçons et les mettons en valeur ; c'est toujours très apprécié, surtout les fleurs na­turelles. Parfois, je me permets aussi de demander, comme pour la couronne de houx de l'Avent. Monique Marguet nous a ainsi fait don de quelques branches», explique Catherine. 
Depuis 1991, soit 35 ans, le couple assure l'ouverture et la fermeture de l'église Saint-Mar­tin-de-Tours. Lorsqu'ils sont ab­sents, Marie-Christine Clouet, également investie dans l'asso­ciation des Amis de Notre-Dame de Solborde, prend le relais, avec un seul objectif : que l'église reste ouverte durant la journée. Véritables « gardiens » de l'édi­fice, Catherine et Bruno faci­litent également la tenue des messes : mise en route du chauf­fage, installation des micros ... Une attention très appréciée des prêtres célébrant les offices. Ils signalent aussi à la mairie toute anomalie de fonctionnement, ai­dant ainsi la commune, proprié­taire du bâtiment depuis la loi de 1905, à en assurer le bon état. a
Fire sonner le glas pour annon­cer un décès fait également par­tie de leurs missions bénévoles. Autant de tâches que la muni­cipalité apprécie pleinement : sans cet engagement, l'édifice serait probablement contraint de fermer, comme c'est malheu­reusement le cas dans de nom­breuses communes. L'investissement du couple ne s'arrête pas aux portes de l'église. Ils sont également très impli­qués dans le fonctionnement de la salle paroissiale Saint-Martin, située juste derrière. Catherine en a été présidente pendant dix ans et Bruno, trésorier. Gérée par l'association Saint-Martin, celle­-ci avait été créée à l'origine pour administrer la salle, mais aussi pour organiser des kermesses destinées à financer des travaux de rénovation de l'église. L'asso­ciation a notamment contribué à la rénovation des sièges des prêtres et à l'éclairage du chœur. Créée en 1936 comme salle de répétition et de spectacles théâ­traux par la paroisse, la salle est aujourd'hui très appréciée des Mélinois, qui ne disposent pas de salle municipale. Réceptions de mariage, moments de convi­vialité après des obsèques : elle fait partie intégrante de la vie locale et associative. Sans pré­sident depuis le 1 e, janvier, après l'arrêt de Thierry Belle, le couple Liégeon souhaite maintenir l'ac­tivité et poursuivre les locations, mais la question du rythme et de l'avenir reste posée. La paroisse, et plus largement le diocèse, doivent prochainement se pro­noncer. 
Si l'association Saint-Martin sou­tient la restauration de l'église, trois autres structures gravitent autour de Saint-Martin : l'asso­ciation des Amis de Notre-Dame de Solborde, qui a notamment financé la restauration de la croix de l'autel, la Confrérie de Saint-Vincent, ainsi que l'As­sociation des Amis de l'orgue, dédiée à l'entretien de l'instru­ment. 
Régulièrement, des concerts sont organisés afin de récolter des fonds pour la restauration de l'édifice. En novembre der­nier, la chorale Arc-en-Ciel de Velleguindry-et-Levrecey a ainsi permis de réunir près de 1 000€. Après la réfection de la toiture en 2015 par la municipalité, la restauration intérieure de l'église constitue désormais la priorité. Bruno Liégeon rappelle que « l'église Saint-Martin est la seule de la communauté d'agglomé­ration de Vesoul à ne pas avoir encore été restaurée » .. Il sou­haiterait redonner de la couleur à l'édifice et restaurer le chœur dans l'esprit de son état anté­rieur au concile Vatican Il, qui l'avait profondément épuré. Des études sont d'ores et déjà enga­gées, notamment sur le sous­sol, en vue de futurs travaux de consolidation des fondations par injection. 
L'église est inscrite auprès de la Fondation du patrimoine, per­mettant ainsi la défiscalisation des dons des particuliers. Toujours présents pour l'Eglise Saint-Martin-de-'fours, véritable cœur du village, Catherine et Bruno Liégeon accueillent vo­lontiers toute aide de Mélinois souhaitant s' investir, que ce soit pour le fleurissement, le ménage ou la participation aux associations locales. Ils lancent également un appel à la collecte de photographies anciennes de l'intérieur de l'église, antérieures aux années 1960, afin de mieux identifier son état d'origine. 
« Des photos que les vieilles fa­milles mélinoises ont certaine­ment conservées dans des car­tons», espèrent-ils, et qui pour­raient s'avérer précieuses lors de la future restauration intérieure. 

La Presse de Vesoul 08/01/26

 

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