Des visiteurs et une énigme résolue à Solborde

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Bernard Borey, fils d'André, auteur de la maquette, et Jean-Marie Bailly, membre de l'association Les Amis de Notre-Dame de Solborde.

Bernard Borey, fils d'André, auteur de la maquette, et Jean-Marie Bailly, membre de l'association Les Amis de Notre-Dame de Solborde.

L'association Les Amis de Notre-Dame de Solborde avait à cœur d'être au rendez-vous des Journées européennes du patrimoine pour mieux faire connaître ce site naturel et re­ligieux qu'est Solborde, et en particulier sa chapelle. 
Pour l'occasion, Marie-Chris­tine Clouet et Jean-Marie Bailly étaient sur place pour accueillir le public et raconter l'incroyable histoire de ce lieu, à savoir la découverte en 1663 de la statue en bois de la Vierge Marie et de l'Enfant Jé­sus dans le Trou-de-la-Roche, une grotte située au bout de la seule reculée de Haute-Saône, d'où s'échappe un ruisseau entraînant en aval les moulins qui ont valu à la ville d'Échenoz le surnom de La Méline. 
« Une statue en chêne qui fut un temps, pense-t-on, dans le château de Vesoul sur la Motte, puis dans le prieuré du Marteroy, dans l'église de Pont (aujourd'hui disparue mais au­trefois située dans la propriété Peugeot, en face de l'immeuble des Pins), avant de se trou­ver aujourd'hui dans l'église Saint-Martin d'Échenoz-la-Mé­line. » 
C'est en 1664, un an après sa découverte, qu'a été construite la chapelle de Solborde. « Une chapelle consacrée en 1665 par l'archevêque de Besançon lui-même, Monseigneur An­toine-Pierre de Grammont. C'est grâce à cette consécration que des messes peuvent encore s'y tenir aujourd'hui », rappelle Jean-Marie Bailly, qui a partici­pé à la restauration de la cha­pelle en 1968, notamment en peignant la date de 1663 et la croix, symboles de la consécra­tion. 
« À la suite de la Révolution française, le bâtiment fut vendu en 1791 comme bien national et devint un bâtiment agricole. Il tomba en ruine jusqu'en 1968, date de sa restauration financée par le propriétaire des lieux, M. Pahin, et François Figard, entrepreneur en maçon­nerie sur la commune » 
Pour l'accueil du public (une quinzaine de personnes s'est déplacée le samedi après-mi­di), une exposition en lien avec la chapelle était présentée, no­tamment une maquette du bâ­timent réalisée en allumettes, dont on ignorait l'auteur. Mme Clouet, membre du bureau de l'association, souhaitait à l'oc­casion de ces Journées du pa­trimoine lancer un appel pour en connaître le propriétaire. Un mystère résolu dans la jour­née même, grâce à la visite du Mélinois Bernard Borey, qui a reconnu l'œuvre de son père, André : « Nous habitions auparavant à Échenoz-le-Sec. Mon papa y était agriculteur et, durant sa retraite, il avait trouvé ce passe-temps. Il avait également reproduit la Motte de Vesoul ou encore la chapelle Sainte-Anne de Vellefaux. » Aujourd'hui, les gardiens de ce lieu religieux mais aussi patri­monial sont les 55 membres de l'association Les Amis de Notre-Dame de Solborde, qui souhaitent accueillir de nou­veaux membres pour renforcer leurs actions. 
Les Amis de Notre-Dame de Solborde, 03 84 96 04 98, notredamedesolborde@free.fr 

La Presse de Vesoul 25/09/25

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