UN TREMPLIN POUR REVIVRE

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

L’UDAF ouvre une maison relais à Echenoz-la-Méline.
Une vraie chance de retour au quotidien
pour les éprouvés de la vie.

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Trois rôles, trois volontés axées sur le même objectif : réhabiliter la personne socialement et humainement
(Carole Lescuyer au centre, à gauche Vanessa Bordot, hôtesse, et Odile Vidal à droite).

Il en existe déjà trois dans le département. Nichée dans le coteau mélinois, au pied de Cita,  une quatrième maison relais vient de voir le jour. Dotée d’un bel espace de vie et de quatre chambres particulières, elle est destinée comme ses consoeurs à accueillir des personnes en difficulté d’insertion pour des raisons sociales ou psychologiques. Elle doit sa nouvelle existence au service spécialisé de l’UDAF, selon un projet mené avec compétence par Cécile Lescuyer et coordonné par Odile Vidal, mandataire judiciaire le cas échéant.


« La démarche est née en Haute-Saône en décembre 2005. Avec la réalisation mélinoise, vingt neuf accueils sont effectifs à ce jour : huit à Vesoul, neuf à Luxeuil, huit à Gray, et quatre places sur ce nouveau site ».


Le but de l’opération, montée avec notamment l’assistance de la DDASS et de l’Association haut-saônoise de réinsertion et d’accompagnement (ASHRA), est d’offrir aux personnes en état de fragilité sociale une vraie chance de se réinsérer au quotidien, par une vie collective à petite échelle tout en respectant leur dignité et leur individualité. Ils y réapprennent peu à peu les gestes de tous les jours, parfois simples et pourtant occultés, et les bienfaits d’une vie doucement rythmée.


Pilier mais aussi âme de ce lieu de renaissance,  la maîtresse de maison, dépendant de l’UDAF, encadre les résidents, les guide et représente pour ces personnes en retour un réconfort et une sécurité, assurant une liaison capitale avec les intervenants extérieurs. L’hôtesse de la maison mélinoise, Vanessa Bordot, possède, outre une formation psychologique appuyée, une expérience acquise auprès des milieux défavorisés et comme on l’imagine, une énorme dose d’humanité. Sa présence, à raison de six heures par jour réparties sur deux périodes essentielles de la journée, est une garantie tant pour le résident que pour la méthode. Week-ends et jours fériés, une maîtresse de maison « remplaçante », salariée de la Fassad ou de l’ADMR, prend le relais.


Les résidents sont choisis sur dossier présenté en commission. « La réussite découle directement de ce formidable partenariat avec les instances sociales et les cellules hospitalières, comme ici Saint-Rémy, guidant vers nos structures des personnes au profil adapté à nos accueils, en fin de parcours de soin, mais trop faibles pour vivre seules ». L’adaptation est progressive et le suivi médical est maintenu si nécessaire. Pas d’échéance ni de délai, le résident s’envole lorsqu’il se sent prêt.


Coût de l’initiative ? Les esprits chagrins peuvent se rassurer ; cette alternative bien pensée entre hospitalisation et vie active est bien moins onéreuse qu’un séjour de longue durée en institution spécialisée. Dans ce projet de base financé par la DDASS, les maisons peuvent être, à l’exemple d’Echenoz-la-Méline, louées à un particulier. Le loyer réparti sur plusieurs habitants et établi sous contrat, s’adapte aux revenus, allocataires ou autres, souvent modestes de ces personnes en précarité.


Avec, bien au-delà, des résultats probants : dans ce cadre sécurisant, à atmosphère quasi familiale, le résident se rassure, se redécouvre, s’assume à nouveau et revient peu à peu à une notion d’échange relationnel pouvant l’amener à renouer avec sa famille ou son environnement. Un objectif à dimension foncièrement humaine développé, il y a quelques années, par l’Abbé Pierre…

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