Compétiteur dans l’âme

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

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« LES LONGUES distances, ce n’est pas réservé aux jeunes fougueux », commente, avec assurance,
René Claudel, le président du comité départemental de ski.

Alors que se prépare le championnat de Haute-Saône de ski alpin, programmé à la Planche des Belles filles, le 24 février, l’ancien président du ski club de Lure a tenu lors d’un comité directeur, à rendre un hommage appuyé à Daniel Seret. « Il n’y en a plus beaucoup qui font du ski de fond, en compétition », justifie René Claudel.

L’alpin a volé la vedette au Nordique. Mais le club de Lure compte pourtant toujours sur ses vétérans pour se faire remarquer. « Après son exploit à la Bessanaise, il est 97e au scratch du Marathon ski tour. Et 2e au classement national de sa catégorie », appuie M. Claudel. Et ça, c’était avant la Transjurassienne, que Daniel Seret a courue le week-end dernier pour la vingt et unième fois. 76 kilomètres. En cinq heures. « Ca ne glissait pas », déplore presque le retraité adhérent du ski club luron depuis 25 ans.

Daniel Seret court pour le plaisir. Mais il est toujours animé par le virus de la compétition. « On est compétiteur dans l’âme », souligne celui qui s’aligne chaque saison sur huit marathons. « C’est un sport sans tricherie. C’est convivial. Les grands sportifs sont abordables. En France, on a quand même des résultats en biathlon, en combiné avec peu de skieurs », commente cet habitant d’Échenoz-la-Méline, qui s’entraîne sur les pistes du Jura ou des Vosges. « Le Jura, c’est incomparable », assure-t-il.

Il a touché à plein de disciplines sportives. Avant de se passionner pour le fond. « Un jour, je suis allé voir la Transjurassienne. Je me suis lancé dans le fond. J’ai fait un stage à La-Chapelle-des-Bois. Et j’ai couru la Transjurassienne, l’année suivante », se souvient-il. En 25 ans, il a aussi connu des révolutions techniques. « Quand on structure bien ses skis, c’est 10 % de la glisse. Il y a un fart pour chaque neige. C’est très pointu », fait-il comprendre.

Sa discipline préférée ne séduit plus vraiment les plus jeunes. Daniel Seret ne s’en étonne pas. L’exercice est exigeant. La pratique parfois ingrate : « Parce qu’on est tributaire du temps ». Les saisons sont courtes. Mais qu’importe, il faut s’entraîner.

Son plus beau souvenir ? « Les championnats du monde Masters. C’est vieux. Il y avait un 10, un 30 et un 45 kilomètres sur une semaine. Il y avait des Russes, des Italiens. Alors, ça marque ! »

Le fond, mobilise aujourd’hui plus de vétérans que de jeunes. « Mais on est vétéran à 30 ans », nuance-t-il. Il ajoute : « 70 à 75 % des coureurs sont vétérans ».

O.B.

Est Républicain

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