« EMBRUNMAN » OU LE REVE RÉALISÉ

Publié le par mairie d'Echenoz la Méline

Jacques Boucot s’est offert pour ses 50 ans le « Graal » du Triathlon

« Il faut compter environ trois mois pour récupérer d’une telle aventure ! »

 

Il vous le dit lui-même, il est un homme très ordinaire. « Un sportif moyen », ajoute-t-il avec une vraie modestie. Et pourtant, cet homme-là vient de s’octroyer la plus belle des victoires : boucler le 15 août dernier le triathlon d’Embrun, réputé le plus difficile au monde.

 

Il ajoute aussitôt : « Je ne l’ai pas fais seul, même si l’épreuve est individuelle ! ». José Luis, le complice et l’ami de toujours, a partagé la joie suprême de franchir la ligne d’arrivée de cette course mythique qui, sur presque mille participations, compte plus de deux cents abandons.

 

Que l’on ne saurait blâmer. Plonger au point du jour pour un périple de 3 km 800 dans les eaux du lac de Serre Ponçon, puis enfourcher la petite reine sur 188 km de routes de montagne et terminer par un double semi-marathon, drôle de cheval de bataille ! En sus pour cette édition 2009 une chaleur écrasante.

 

« Jacques et José au seuil de l’épreuve de natation : il est 6 h du matin ! »

 


« Je l’ai tenté l’an passé », avoue Jacques, qui fait partie du GTV 70 depuis sept ans et qui inscrit  Gray, Vouglans, Dijon, Belfort ou encore l’ardéchoise ou les 3 Ballons sur son carnet de courses.. Déçu par son abandon, il n’envisageait aucune récidive. C’est compter sans José : les deux hommes décident de s’offrir la réussite pour leurs cinquante ans. Et sans Dominique, la compagne, qui le seconde sans faille. « Pas si évident, sourit « l’embrunman mélinois », car des contraintes  se greffent autour de la préparation : les absences répétées pour entraînement, une diététique appropriée, un bouleversement dans les loisirs pour quelques mois… ». Mais Dominique, qui a réalisé  en 2001 la diagonale des Fous à la Réunion, peut comprendre son engagement. « C’est merveilleux de gagner sur soi-même, de se dire : je l’ai fait ! »

 

« Je cours depuis toujours, explique Jacques. Une moyenne de deux à trois fois par semaine. Je suis venu au triathlon suite à des blessures répétées. Paradoxal, mais le fait de multiplier les disciplines m’a permis de les éviter ». Moins à l’aise en natation, l’athlète, curieusement, ne ressent aucune appréhension le jour de l’épreuve. Le vélo est une seconde nature et Jacques confie préférer les reliefs, beaucoup plus passionnants. Avec 5000 mètres de dénivelé et le redoutable col de l’Isouard, ses préférences sont servies sur plateau !

 

José, entraînant ponctuellement les jeunes éléments du GTV 70, est le coach de ce duo sportif. L’entente est parfaite entre les deux hommes et l’arrivée de l’un, juste une heure avant l’autre, soudera encore ce parcours d’amitié : on peut se réjouir à fond, avec un troisième « Gauchnot », le formidable Hervé Gavoille terminant, lui, 43ème.

 

« Jacques et José, deux hommes heureux : ils l’ont fait ! »

 


Et que ressent-on sur la ligne d’arrivée ? « J’avais confiance à l’issue de l’épreuve cycliste, car je me savais bien dans les temps. Jamais je ne pourrais m’écrouler maintenant !». Une foule de  « vrais copains » sont là, venus partager ce moment exceptionnel Les derniers kilomètres, Jacques les court dans un rêve, celui qui déjà prend corps. Et enveloppe pour longtemps, car, sourit Dominique, « il est toujours dans sa bulle… ».

 

 

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