Le covoiturage

Publié le par mairie d'Echenoz la Méline


Définition :


Le covoiturage est l'utilisation d'un véhicule par un conducteur non professionnel et des passagers, dans le but d’effectuer ensemble un même trajet.


Cette pratique permet aux passagers, par
exemple, d'économiser des dépenses de carburant ou d'éviter de perdre du temps s'ils n'avaient pu disposer d'un moyen de transport.
La collectivité y gagne par la diminution des embouteillages, de la pollution et des accidents de la route.
Le covoiturage est donc fortement encouragé par les autorités surtout lors des augmentations de pollution et est d'autant plus pratiqué lorsque que le prix du carburant augmente.

Comment ?

À la différence du taxi où le passager indique l'endroit où aller, en covoiturage, c'est le conducteur qui fixe le trajet.

Un conducteur propose aux passagers de les transporter dans sa voiture pour un trajet que lui doit effectuer, et donc à la date et à l'heure qu'il a décidées. Généralement, le lieu de départ est déterminé à l'avance; il est le même pour tout le monde. A l'arrivée, le conducteur dépose les passagers là où il s'arrête, ou bien à l'endroit que chacun souhaite, en évitant de faire un grand détour. Il pourra alors laisser ses passagers par exemple à proximité d'un transport en commun ou bien là où un membre de la famille ou un ami pouront les prendre en charge.

Le conducteur peut demander à ce qu'un des passagers le remplace au volant afin qu'il puisse se reposer un peu.

Le partage des frais est laissé à l'appréciation du conducteur. La formule la plus classique consiste à diviser le coût du carburant et des péages par le nombre de personnes. Les frais généraux tels que ceux d'entretien ou d'assurance peuvent être inclus dans le calcul du coût du trajet.

Le conducteur est tenu de ne pas faire de bénéfice, en particulier pour ne pas enfreindre la loi.
C'est aussi partager les mêmes valeurs et la même voiture. Pour fonctionner, le covoiturage exige une confiance réciproque covoitureur/covoituré.

Depuis quand ?

De nombreux sites Internet permettent la proposition et la demande de covoiturages, qu'ils soient réguliers ou ponctuels, de proximité ou de longue distance.
Dans ce dernier cas, certains sites offrent des moteurs de recherche en ligne pour le covoiturage, ce qui permet de calculer les trajets et les meilleures possibilités pour le conducteur et le passager.
Ces services pour le covoiturage sont souvent gratuits et faciles à utiliser.

En France, le covoiturage se développe peu et représente moins de 1% malgré l'augmentation du coût des transports et de la pollution automobile. Certaines difficultés juridiques freinent son développement .

Quelques chiffres ?

Partage des coûts d'essence et de péage, fin des problèmes de stationnement, réduction du trafic routier et de la pollution générée, convivialité… Les arguments en faveur du covoiturage ne manquent pas.
Cependant, l’offre, jugée insuffisante, et la crainte de voyager avec quelqu'un que l'on ne connaît pas expliquent encore le peu de pratiquants.

Trois fois plus économique que le train et quatre fois plus qu’un véhicule individuel
Quand on teste le covoiturage, on en devient le prescripteur le plus fervent…

  •      Pour un trajet Tours/Bordeaux, compter 17 euros. Difficile de faire mieux.
  •     Sur 37 millions de véhicules sur les routes en France,  80 % sont conduits par des personnes qui voyagent seules.
  •    Le coût moyen d’une voiture à l’année est d’environ 5000 euros (donnée GART-CSA, juillet 2005).
  •     500 000 personnes pratiqueraient le covoiturage en France.
  •     15 000 utilisateurs rejoignent chaque mois la communauté.

Comment s'assurer ?

Le covoiturage ne fait l'objet d'aucune définition officielle ni de législation spécifique. Il est considéré comme un service amical qui se limite au partage des frais. Le conducteur ne doit donc accepter aucune rémunération supérieure à la contribution aux frais et ne réaliser aucun bénéfice sur ses trajets. Sinon, il entre dans le champ du transport rémunéré de personnes et est assujetti à la souscription d'une assurance professionnelle spécifique.

  • Si vous êtes conducteur
    La loi vous oblige à souscrire un contrat d'assurance auto qui comporte, au minimum, la responsabilité civile (cf. loi Badinter du 05/07/1985).
    Cette garantie couvre les tiers, donc les partenaires de covoiturage, considérés comme des passagers ordinaires.
   Pour covoiturer, aucune extension de garantie de contrat n'est donc nécessaire. Cependant les assureurs n'ont pas tous les mêmes garanties, ni les mêmes pratiques. Certains peuvent dénoncer le contrat en cas d'accident, s'ils n'ont pas été informés au préalable de la pratique du covoiturage : d'où l'importance de se renseigner au préalable.

  • Vous êtes passager
    Avant d’embarquer, nous vous conseillons de :
          - vérifier que le conducteur est bien en possession du permis de conduire ;
          - contrôler la validité du certificat d'assurance sur le pare-brise.
     En cas d'accident corporel, vous serez assuré au titre de la garantie responsabilité civile du véhicule (cf. loi Badinter du 05/07/1985).
        Si vous êtes passager d'un véhicule non assuré, vos dommages corporels seront couverts par le fonds de garantie.

Publié dans Conseils municipaux

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