Le mot du Maire infos mélinoises n°85

Publié le par mairie d'Echenoz la Méline

Mélinoises et mélinois,

« notre Méline », qu'en est il?


La Méline est un cours d'eau de 3,5 kilomètres de long, constitué de la confluence du ruisseau de la Fontaine au Diable avec la résurgence karstique de Solborde et  la source de Dainely, ces 3 gisements ayant des origines hydrogéologiques différentes.

 La Méline représente avec ses zones humides et inondables ainsi que ses 12 moulins et droits d'eau, une artère écologique et historique de notre commune.

La Méline, c'est aussi une composante du bassin versant du Durgeon faisant l'objet d'un contrat de rivière pour améliorer la qualité des eaux superficielles, améliorer la qualité des milieux aquatiques et diminuer les risques naturels d'inondations sur les biens et les personnes.

    

Depuis les inondations mémorables de 1982/83 et les grands travaux qui ont suivi (entretien et curage général, recalibrage en traverse de la Place du village, digue en aval du coté de Noidans les Vesoul), la Méline n'a pas connu d'autres interventions en dehors de quelques actions de riverains et de l'entretien des berges dans la  plaine de la Vèze par le Syndicat du Durgeon (SMETA).

      Le Syndicat Mixte d'Études et de Travaux pour l'Aménagement du Durgeon et de ses affluents nous propose actuellement une « requalification » de tout le cours d'eau, de Solborde à la sortie nord du village, ainsi qu'une « renaturation » dans la Plaine de la Vèze.

        

De quoi s'agit il au juste?

Un diagnostic détaillé du cours d'eau a été établi par un bureau d'études spécialisé.

Des scénarios d'aménagements et de travaux selon les enjeux et les contraintes locales, ont été élaborés et comparés afin de restaurer la qualité physique, morphologique, halieutique et piscicole du ruisseau, de respecter les objectifs réglementaires d'atteinte au bon état écologique en 2015 (exigé par l'Europe), et enfin, de limiter les risques d'inondations pour le Village, les établissements Peugeot et ses milliers d'emplois, et plus globalement de réduire les débits en direction du Durgeon via la Colombine.

        Pour ce dernier point, il convient de favoriser les écoulements en zones urbanisées avec écrêtement des crues en zones naturelles, secteur « des Gouttes » en amont du Village, et plaine « de la Vèze » en amont de Peugeot et Vesoul.

     Les interventions prévues porteront sur le lit mineur, la diversification des écoulements et l'entretien des bergesavec des adaptations spécifiques sur certains vannages et ouvrages hydrauliques.

  

Une réunion publique de présentation du projet a eu lieu le 12 février 2009 en mairie de Noidans les Vesoul et un dossier de consultation du public se trouvait à la mairie d'Echenoz la Méline du  13 février au 4 mars dernier.

      Ce sujet a beaucoup intéressé les Mélinois car de nombreux avis et observations ont été déposés.

      Un tract d'association a aussi été distribué, sans concertation avec la municipalité, en
prenant le parti du scénario 1 (a minima) dans la plaine de la Vèze. 

      A mon sens, les termes excessifs de ce tract qui confond un fuseau pour « reméandrer » le cours d'eau de 5 mètres de large, à un canal pharaonique et dévastateur de 50 mètres de
large, va à l'encontre de la sérénité de la concertation publique et des débats à venir, si essentielles pour réaliser ce projet d'intérêt général.

      Cette association dont les propos cherchent à faire peur, imaginait-elle déjà des péniches ou des bateaux mouches dans la Méline, ou tout simplement conteste-t-elle par vocation.    

Nous considérons cet incident clos et une réponse officielle à toutes les observations déposées, sera établie par le SMETA après l'analyse de la consultation publique.

    

Concernant la position et le choix des élus et du Conseil municipal d'Echenoz la Méline, nous porterons le projet le plus pertinent et le plus efficace en fonction des enjeux présents dans la vallée de la Méline, de notre commune, de l'aval, de l'intérêt général, et des cofinancements  apportés, tout en préservant notre patrimoine écologique, historique et
géographique d'espace initial de liberté du cours d'eau .

     

Enfin, nous souhaitons dire aux propriétaires riverains de la Méline qu'il nous paraît indispensable que chacun puisse dépasser ses intérêts particuliers pour répondre à l'enjeu de reconquête de la qualité d'un cours d'eau qui fait l'identité de notre commune.

      Nous invitons plus particulièrement les propriétaires de droit d'eau à avoir une approche objective du projet, notamment en se posant les questions suivantes :


  • L'état de mes ouvrages et du tronçon de cours d'eau dont j'ai la charge sont-ils satisfaisants ?
  • Quels seraient les travaux de restauration
    nécessaires pour assurer mes responsabilités ?
  • Suis-je prêt à assumer le montage du projet de travaux et le dossier de demande d'autorisation correspondant auprès de l'administration?
  • Suis-je prêt à assumer la responsabilité du chantier et à prendre en charge le coût de ces travaux ?
  • Enfin, quelles responsabilités aurais-je vis à vis des assurances en cas d'inondations et de dommages à la sécurité publique consécutifs à un manque d'entretien du cours d'eau ou à un défaut de manœuvre des vannes de mon ouvrage ?


      Il est pour nous très clair, que le projet du Syndicat du Durgeon est essentiel pour la
restauration de la qualité écologique de la Méline, mais qu'il est aussi une opportunité très intéressante pour les propriétaires de voir leurs travaux hydrauliques pris en charge par la collectivité.


Merci de votre attention et bien cordialement,

Yves Martin




Publié dans Conseils municipaux

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