Le blason

Publié le par Echenoz la Méline

Le blason
Le blason d'Echenoz la Méline
Description : D'or au pairle sinople et au trident
de gueules d'abîme en pointe  abaissé,
accompagné d'un soleil en chef
rayonnant de douze d'or  et à l'âme d'azur.

 


Suite à un concours lancé dans le bulletin communal de janvier 1986, la commission plénière du 20 octobre 1986 et le conseil municipal du 5 décembre 1986 ont retenu la création originale de François Humbert qui explique sa démarche :
 

Echenoz la Méline se définit, en géographie naturelle, par trois éléments principaux :

  1.  L'encaissement entre 2 côtes, Cita et Beauregard
  2. Un ruisseau, la Méline, appelé aussi ruisseau du diable
  3. Le site de Solborde, la grotte et les rochers des douze apôtres.

Voilà pourquoi l'écu est coupé en haut en forme de "V" : les côtes sont figurées. On distingue ensuite deux figurations symboliques : au bas un trident renversé (ou queue du diable) qui représente la Méline, et, en haut, un rouage ou soleil à douze rayons, lesquels représentent les roches des douze apôtres, le centre bleu figurant la grotte mariale.

Si l'on étudie l'histoire de la commune, l'on constate trois périodes : époque préhistorique, époque ancienne, époque contemporaine.
Que signifie Echenoz la Méline ?  Trois hypothèses sont communément retenues :

  1. Le dictionnaire étymologique des communes de France définit Echenoz comme venant de "esche" et "naud", vallée encaissée avec des chênes.
  2. L'hypothèse la plus courue naît du fait que les mots "echenal, écheneau" représentent une canalisation creusée par l'homme. on pourrait donc en conclure qu'Echenoz la Méline est le "canal des moulins" (mélin). D'autant plus vraisemblable quand on connaît la florissante activité meunière, dans la vallée, autrefois.
  3. Le terme Echenoz pourrait exprimer un marais et réaffirmer que la Méline tient son nom du Malin, le diable, puissance souterraine.

Les armories exposent les trois significations : coupe de l'écu en val serré, rouage à douze dents pour l'industrie meunière, et chenaux dans la queue du diable.

A l'époque préhistorique, Echenoz est connue dans le monde entier par la grotte de la Baume, pour son apport à la paléontologie. Le premier ours des cavernes décrit par Cuvier serait mélinois. Puis vint la découverte d'un large lézard de cinq mètres de long, "l'eurysaurus  raincourti". Ces deux animaux auraient pu être placés comme support hors de l'écu, si une recherche graphique approfondie de ces premiers habitants du Val avait été effectuée.

A l'époque ancienne, une constante est retenue: à toutes les périodes de son histoire, le Mélinois sait défendre ses droits et son esprit d'indépendance est permanent. L'activité est paysanne, elle s'agrémente de viticulture. L'industrie la plus prospère est celle des moulins.
Sur le blason, les fers acérés du trident et la position de ce dernier qui pointe vers la vallée vésulienne, marquent le caractère mélinois.
Le trident se transforme en fer de fourche pour honorer la paysannerie tandis que le soleil sera vu comme le rouage de l'industrie meunière.

A l'époque contemporaine, la commune change de physionomie, elle vit sur trois axes : le village, la route nationale et une expansion annexe. La commune s'ouvre sur la vallée, les eaux sont maîtrisées. La vie associative croît.
Voici à nouveau le trident : comme plan routier, comme énergie, comme fourche de cheneaux aux eaux domptées. Voici encore le rouage solaire, configuration d'assemblées rayonnantes.

Chaque communauté possède un esprit, une âme propre. tout blason se crée sans oubli de cette nature spirituelle. Aussi, faut-il ajouter quelques remarques sur la position des symboles.
Le trident est en bas, pointes renversées : on peut en conclure que le diable est vaincu par l'assemblée du soleil, de la Vierge et des douze apôtres, que le rouage de l'industrie met à bas la malignité des eaux, que le rayonnement associatif repousse l'obscurantisme.

En outre, si l'on place l'écu à plat, la pointe dirigée vers le val mélinois, on constate une bizarrerie : la taille en "V" du blason ne figure plus alors les côtes de Cita et Beauregard, mais l'ouverture sur la vallée du Durgeon. Ainsi axée sur Solborde, la géographie naturelle de la commune est encore confirmée. Solborde est complément, ou plutôt naissance de la Motte vésulienne. Enfin, philosophiquement, on peut conclure que si les mélinois s'intéressent à leur passé, remontent à leurs sources, le val s'ouvre sur un avanir radieux..
Les couleurs du blason (émaux et métal) complètent son interprétation.

Voilà, chers concitoyens comment s'expliquent vos armoiries.
Cette étude peut paraître étonnante, toutefois, elle n'est pas fantaisiste puisqu'il est possible, en un tout petit dessin, avec peu de symboles, d'exprimer  beaucoup de la réalité mélinoise.

 

 

François HUMBERT

 

 

 

 

Publié dans Archives

Commenter cet article