Les secrets des profondeurs de la grotte de la Baume

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Afin de protéger les chauves-souris, l’accès aux parties souterraines de la grotte de la Baume est interdit au public toute l’année.  Photo ER

Afin de protéger les chauves-souris, l’accès aux parties souterraines de la grotte de la Baume est interdit au public toute l’année. Photo ER

Son accès est difficile, escarpé au milieu d’une végétation sauvage. La grotte de la Baume est moins connue que celle de Solborde. Elle fascine par son mystère, une cavité naturelle qui a souvent abrité la vie et a même longtemps été l’abri privilégié de l’homme.

Elle est située à 325 mètres d’altitude au lieu-dit « Bois des Breuleux », fouillée depuis le début du XIXe siècle. Elle a livré d’importants restes fossiles et archéologiques lors de fouilles menées de 1969 à 1974. On y découvrit de nombreuses traces d’un habitat humain datant de l’âge de bronze (fragments de poterie, couteau, épingle à tête de bronze) prouvant que le site fut occupé par les hommes dits préhistoriques au paléolithique et probablement plus tard par des Gaulois. Des ossements d’animaux comme le mammouth, le rhinocéros, la hyène ou l’ours furent mis au jour en grande quantité.

Un site d’intérêt écologique

La grotte et son environnement direct font partie des sept sites régionaux retenus en réserve naturelle régionale. C’est un site d’intérêt écologique reconnu abritant d’importantes populations de chauves-souris dont les individus et leurs gîtes sont protégés par l’arrêté ministériel de 2007.

Depuis 1938, 13 espèces sont identifiées, plusieurs dizaines d’individus fréquentent la grotte tout au long de l’année. En automne, lors de leur période de transit, des Minioptères de Schreibers y séjournent. C’est un site d’hibernation pour le Grand rhinolophe et le Petit rhinolophe. Afin de protéger les chauves-souris, l’accès aux parties souterraines de la réserve est interdit au public toute l’année.

Lors d’une journée de l’archéologie, le musée Garret à Vesoul avait imaginé une vitrine inédite. On pouvait y découvrir une patte d’ours des cavernes, découverte dans la grotte de la Baume en 1827.

Certains textes supposent que ces animaux auraient été ensevelis dans la grotte lors de la catastrophe diluvienne. Il ne faisait pas bon croiser l’animal pouvant atteindre une hauteur de 3,50 m en se dressant sur ses pattes.

Est Républicain 05/01/21

Publié dans Actualités

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