Du temps où la Méline était jalonnée de moulins

Publié le par mairie d'Echenoz-la-Méline

Le Moulin Baguin fonctionnait encore en 1991.

Le Moulin Baguin fonctionnait encore en 1991.

La commune d’Échenoz-la-Méline comptait de nombreux moulins le long du ruisseau de la Méline, long de trois km. Sur le nombre, seul le Moulin Baguin fonctionnait encore en 1991. Une page d’histoire réalisée grâce aux recherches de François Xavier Deharbe
 
 
 
 

La position topographique d’Échenoz-la-Méline entre deux collines forme plusieurs chenaux. Autrefois on disait « es », au lieu de « a » ou « au », on a écrit Es-Chenaux, devenu Echenoz qu’on a surnommé la Méline, à cause de ses moulins et surtout pour différencier Échenoz-la-Méline, d’Échenoz-le-Sec.

Du lieu-dit Solborde, s’échappent les eaux de trois sources abondantes, nommées l’une Trou de la Roche, l’autre Fontaine au Diable et la Fontaine des Charmilles. Ces trois sources se réunissent en un seul ruisseau, la Méline, dont les eaux donnent le mouvement aux usines que possède la commune, à savoir les moulins et les huileries (avant 1657, on comptait déjà 13 moulins tournants) réglementés par le décret du 2 mars 1848.

En vertu de ce décret, un arrêté a été pris par le ministre des travaux publics du gouvernement provisoire le 24 avril 1848. Avec cet arrêté, moulins et huileries devaient être soumis à une réglementation stricte concernant les déversoirs, les vannes, les dimensions et la superficie.

 Après une promenade de 3 km, la Méline se jette dans le Durgeon après avoir traversé une partie de Noidans-lès-Vesoul.À cette époque, ces usines construites le long du ruisseau étaient ainsi répertoriées : Les deux moulins des Côtets et l’huilerie du bas des Côtets (Sieur Bressand), le moulin et l’huilerie de la Maizières (Sieur Revillout), le moulin de l’ancienne Papeterie (Dame veuve Bridant), le moulin du Sieur Othenin, le moulin de la Cude (Sieur François Gérard), le moulin du Moulinot (Sieur Ducret), le moulin Brélat (Sieur Ducret), le moulin Baguin (Sieur Lamarche), le moulin en Aval d’Echenoz (Sieur Maire puis Sieur Janney), le moulin de la Vaize (Sieur Maillard) et le moulin de Pont commune de Noidans-lès-Vesoul (Sieur de Beauséjour). Seul le Moulin Baguin (particularité : l’axe central qui maintient la roue est d’origine et date d’environ 400 ans) fonctionnait encore en 1991.

Recherches historiques effectuées par François Xavier Deharbe.

Est républicain 09/08/2020

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